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Grand Est

Nouvelle liaison ferroviaire Euroairport

Aujourd'hui, l'EuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg n'est accessible que par la route. Demain, grâce à une section de voie ferroviaire nouvelle d'environ 6 km et à une nouvelle halte, le train amènera directement les voyageurs devant le terminal de l'aéroport et offrira une véritable alternative à la route.
Ce projet permettra de proposer des trajets directs en train confortables, rapides et fiables. Il contribuera au report modal et à l'attractivité de l'aéroport, des entreprises du site et du territoire franco-germano-suisse où il est implanté. Sa mise en service est envisagée à l'horizon 2028.
L'enquête publique est prévue au dernier trimestre 2021.

Dernière mise à jour :
15/09/2021

Pourquoi créer une desserte ferroviaire directe pour l’aéroport ?

Une desserte uniquement routière

L’EuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg n’est aujourd’hui accessible que par l’autoroute A35 qui relie Mulhouse à Bâle et par la route douanière suisse, régulièrement saturées aux heures de pointe. La voiture est le mode d’accès privilégié, complété par des services de bus.

Carte de situation de l’EuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg

 

 

Le mode ferroviaire, la meilleure alternative à la route

Des études ont été menées en 2010-2011 sur l’amélioration de la desserte terrestre de l’EuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg afin d’envisager différentes solutions de transport en commun (par bus, métro léger, tramway, téléphérique, trottoir roulant, train…). Pour chaque mode de transport, les critères suivants ont été analysés :

  • Objectif de transport,
  • Objectif d’aménagement et de développement économique du territoire, 
  • Objectif de pertinence socio-économique (coûts et bilan socio-économique).

Cette analyse a montré qu’une liaison ferroviaire avec une halte au contact immédiat de l’aérogare offre, par rapport aux autres solutions :

  • La plus grande ambition en termes de développement pour le territoire et de service rendu aux passagers aériens et aux salariés du site aéroportuaire,
  • Le meilleur temps de parcours depuis les gares de Bâle et de Mulhouse,
  • Le meilleur report de la route vers le train,
  • Les meilleurs résultats socio-économiques.

Le 5 décembre 2011, la solution ferroviaire a été retenue par le comité de pilotage des études, qui réunissait les représentants français, suisses et allemands concernés (Etats, collectivités, gestionnaires d’infrastructures et entreprises ferroviaires) sous la présidence du préfet de région Alsace. 

Les caractéristiques du projet

Le projet de nouvelle liaison ferroviaire de l'EuroAirport a pour ambition de proposer une desserte performante de l’EuroAirport et directe, en provenance de :

  • Laufon, Liestal et Bâle en Suisse, 
  • Strasbourg, Sélestat, Colmar et Mulhouse en France.

Les correspondances dans ces villes permettront de desservir un vaste territoire trinational couvrant le sud du pays de Bade, le nord-ouest de la Suisse, l’Alsace et le nord de la Franche-Comté.

Les aménagements nécessaires à la mise en œuvre de cette desserte consistent en :

  • La construction de 6 km de voie ferroviaire nouvelle en dérivation de la ligne existante Strasbourg-Mulhouse-Bâle
  • La création d’une halte ferroviaire implantée au contact immédiat de l’aérogare

La mise en service est prévue à l'horizon 2028.

Le projet en images

 

Les étapes du projet

2010-2011

Etudes de faisabilité pour améliorer la desserte de l’aéroport

5 décembre 2011 : le comité de pilotage franco-germano-suisse vote pour la solution d’une desserte ferroviaire sous la   présidence du préfet de région Alsace

6 mai - 20 juin 2013

Premier temps fort de la concertation avec le public définissant un certain nombre d’études à mener

2014 – 2018

Etudes pour approfondir le schéma de desserte et l’interconnexion des réseaux ferrés français et suisse

Etudes de capacité et d’exploitation ; études techniques, étude d’impact sur l’environnement ; étude de trafics, évaluation socioéconomique

13 septembre

12 octobre 2018

Deuxième temps fort de concertation

Février 2019

Atelier de concertation complémentaire

Août 2019

Publication du bilan de concertation du maître d’ouvrage

2019-2020

Finalisation du dossier d’enquête et saisine de l’Autorité environnementale

4ème trimestre 2021

Enquête d’utilité publique

2022

Déclaration d’utilité publique

2022 - 2024

Etudes détaillées

Autorisation environnementale unique

Acquisitions foncières

2024 - 2028

Travaux puis mise en service

Foire aux questions

Quel est l'objectif du projet de nouvelle liaison ferroviaire de l'EuroAirport ? Améliore-t-il les temps de parcours?

Avec une halte au contact immédiat de l’aérogare, le projet a l’avantage de supprimer une correspondance (à la gare de Saint-Louis avec la ligne 11 du réseau Distribus ou à la gare de Bâle CFF-Chemin de Fer Fédéraux avec le bus de la ligne 50). La desserte directe de l’aéroport permet d’améliorer les temps de trajet par rapport à la situation actuelle, par exemple :

  • gare de Mulhouse-EuroAirport en 12’ environ avec la nouvelle liaison ferroviaire (contre environ 32’ aujourd’hui) ;
  • gare de Bâle-EuroAirport en 10’ environ avec la nouvelle liaison ferroviaire (contre environ 18’ aujourd’hui).

L’amélioration des temps de parcours n’est pas le seul objectif du projet ; son objectif est aussi de proposer aux passagers aériens et aux salariés du site aéroportuaire, grâce à des temps de trajet fiables et la suppression d’une correspondance, une alternative efficace à la voiture.

La desserte en train de l'EuroAirport est-elle utile au territoire ?

Le projet permettra un report significatif de la route vers le rail : 33 % des accès à l’EuroAirport effectués par la route aujourd’hui le seront par le train demain. Cela représentera environ 100 000 bus et 470 000 voitures en moins chaque année sur les routes du secteur.

A l’échelle locale, la réalisation d’une halte au contact immédiat de l’aérogare pourra constituer un atout pour les zones d’activités et les entreprises de la plate-forme et pour les projets autour de l’aéroport, ainsi que pour l’emploi local. De meilleurs accès permettent d’élargir la zone de recrutement de main d’œuvre, ce qui correspond à une attente des entreprises du secteur de l’aéroport ; ils représentent également un argument supplémentaire pour l’attractivité de l’aéroport vis-à-vis de ses concurrents.

A l’échelle de Mulhouse et Bâle, les communes et agglomérations qui disposent d’une gare reliée à l’EuroAirport tireront des arguments pour valoriser leurs projets de zones d’activités et d’implantations d’entreprises ; les quartiers-gare, pourront également tirer profit de leur accessibilité rapide à l’aéroport.

A l’échelle régionale, le projet sera utile pour les mobilités au quotidien : l’offre ferroviaire sera améliorée sur tout l’axe Bâle-Mulhouse et au-delà, notamment avec des lignes diamétralisées vers la Suisse qui permettront de poursuivre les trajets vers Muttenz, Pratteln ou Liestal par exemple sans changement à Bâle, ce qui servira à tous les habitants de la région.

A l’échelle du Rhin Supérieur et au-delà, le projet représente un emblème de la coopération transfrontalière ; il existe encore peu d’exemples de réalisations d’un équipement porté conjointement par la France, la Suisse et l’Allemagne. Pour Bâle, une liaison directe correspond au standard d’une ville-monde et renforce ses arguments concurrentiels. En améliorant également la relation avec Strasbourg, capitale européenne, l’aéroport connecté au ferroviaire peut jouer encore davantage un rôle de « porte d’entrée » du Rhin Supérieur.

Les offres de transport en commun actuelles (ligne 500, navette Distribus) ne sont-elles pas suffisantes ?

A partir d’une certaine taille critique de passagers, une desserte en transport en commun de grande capacité se justifie pleinement. D’autant plus que l’EuroAirport compte un nombre important de passagers aériens, visiteurs et salariés qui ont besoin d’accéder quotidiennement à la plate-forme : 25 000 personnes se rendent ou quittent chaque jour l’EuroAirport par les différents modes routiers à leur disposition (chiffres 2018). Avec un trafic de 5,8 millions de voyageurs par an dès la mise en service du projet en 2028, la future halte de l’EuroAirport deviendra la deuxième gare d’Alsace (la première est Strasbourg avec 18 millions de voyageurs par an, Mulhouse-Ville compte 4,8 millions de voyageurs par an).

Les offres de transport en commun actuelles rendent des services très utiles aux voyageurs, mais elles ne proposent pas la même nature de relations ou de service que la desserte directe en train et sont régulièrement saturées (la ligne 50 notamment) : le projet de nouvelle liaison ferroviaire permet d’éviter la correspondance en gare de Saint-Louis ou en gare de Bâle CFF, offre des temps de trajet raccourcis et fiables et est plus capacitaire (il permet de transporter un plus grand nombre de voyageurs).

Quel est le coût estimé du projet ? Est-il financé ?

Le coût du projet est estimé à 250 millions d’euros hors taxes, aux conditions économiques de juin 2017. Les modalités de financement du projet relèvent de décisions politiques. La construction du projet de nouvelle liaison ferroviaire pourrait être cofinancée par les différents partenaires et soutenue par l’Union européenne.

Qu'est-ce que la valeur actualisée nette ?

La démarche d’évaluation socio-économique d’un projet a pour objectif de déterminer son intérêt pour la collectivité. Elle se traduit par un indicateur : la valeur actualisée nette (VAN) socio-économique. La VAN est la différence entre ce qu’apporte le projet (gains de temps, environnement, sécurité des déplacements…) et ce qu’il coûte, sur une période de cinquante ans. Un projet est rentable si sa VAN est positive.

Qui est à l'origine du projet ? Qui l'a relancé ? Qui le porte ?

Les collectivités du territoire ont souhaité la relance du projet pour améliorer les parts d’utilisation du transport en commun dans les accès à l’aéroport et soutenir l’EuroAirport, moteur du développement économique du Rhin Supérieur et de l’emploi local.

Un comité de pilotage trinational, présidé par le Préfet de région Grand Est et rassemblant l’ensemble des partenaires, des collectivités locales et des acteurs institutionnels, a été installé en juin 2010 pour les études conduites en 2010-2011. Ces études ont abouti le 5 décembre 2012 au choix du projet de desserte ferroviaire directe de l’EuroAirport.

Le projet est porté aujourd’hui par les maîtres d’ouvrage SNCF Réseau et Aéroport de Bâle-Mulhouse, associés à la Région Grand Est, autorité organisatrice des transports ferroviaires régionaux de voyageurs (TER) et des transports routiers non urbains (scolaires et lignes régulières interurbaines) et l’Office fédéral des transports, chargé de mettre en œuvre la politique suisse en matière de transports.

Comment s'est organisée la concertation jusqu'ici ?

Les études conduites en 2010 et 2011 portaient sur différentes solutions de desserte de l’EuroAirport en transport en commun, le projet de nouvelle liaison ferroviaire étant analysé au même titre que différentes autres solutions.

Dans cette étape, un premier recueil d’avis a été organisé auprès des représentants de collectivités, des chambres consulaires et d’associations. Ces études ont également été enrichies d’enquêtes réalisées auprès des entreprises de l’EuroAirport, des salariés du site aéroportuaire et des passagers aériens. Une information a été assurée dans le cadre de ces études, notamment par le relais de la presse.

Depuis 2016 dans le cadre des études actuelles (études préalables à l’enquête d’utilité publique), les partenaires du projet (les porteurs du projet mais également l’État français, Agglo Basel (trireno), les Cantons de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville, le Département du Haut-Rhin, Mulhouse Alsace Agglomération, Saint-Louis Agglomération, le Land de Bade-Wurtemberg ainsi que le Landkreis Lörrach et les Chemins de fer fédéraux suisses) se réunissent dans des groupes de travail afin d’approfondir toutes les dimensions du projet : desserte ferroviaire, optimisation du fuseau, évaluation de projet (socio-économie), concertation-communication.

En parallèle, la multiplicité des projets urbains et de transport portés par les collectivités locales a nécessité de mettre en place une bonne coordination entre les différents maîtres d’ouvrage. Elle s’est traduite par de nombreuses réunions et ce travail est toujours en cours.

L'association de tous s’est organisée lors du premier temps fort de la concertation qui s’est déroulée du 6 mai au 20 juin 2013. Un deuxième temps fort de concertation s'est déroulé du 13 septembre au 12 octobre 2018. Une rencontre complémentaire sur le bruit ferroviaire a eu lieu le 13 février 2019.

Quels sont les enseignements tirés par le maître d'ouvrage issus de ce second temps fort de concertation ?

Cette deuxième phase de concertation a été organisée volontairement par les porteurs du projet afin de porter à la connaissance (en français et en allemand) des publics française, suisse et allemands le résultat des études approfondies demandées lors de la première phase de concertation et de recueillir leurs avis sur les solutions proposées.

Toujours sous l’égide du garant CNDP François LEBLOND, elle a été organisée du 13 septembre au 12 octobre 2018 ; une rencontre complémentaire sur le bruit ferroviaire a eu lieu le 13 février 2019.

La participation du public : 

EuroAirport 1

 

 Ces modalités ont donné lieu à :

  • Une forte participation. Plus de 1 000 participants à la concertation et 920 avis et questions recueillis.
  • Une forte couverture médiatique avec 97 articles publiés.
Enseignements et engagements :
  • Le projet de nouvelle liaison ferroviaire de l’EuroAirport a été majoritairement soutenu et s'est révélé très attendu : les porteurs du projet ont été encouragés à poursuivre les études et à engager les discussions sur le financement de la réalisation.
  • L’importance de la problématique du bruit ferroviaire à Saint-Louis et pour les communes riveraines de la ligne existante Mulhouse-Bâle : l’étude acoustique a été approfondie et ses résultats ont été présentés et explicités au cours de la réunion publique du 13 février 2019 à Saint-Louis.
  • Les nombreuses attentes exprimées sur la desserte (intermodalité, parkings dans les gares, trajet terminal sur la plate-forme aéroportuaire, amplitude adaptée aux horaires des salariés et des derniers ou premiers vols quotidiens) ont été notées avec attention. Les autorités organisatrices des transports se sont engagées à prendre en compte ces demandes et à collaborer avec les collectivités locales pour mettre en œuvre, en amont de la mise en service de la nouvelle liaison ferroviaire, les projets et les conditions qui permettront de rendre l’offre ferroviaire encore plus attractive.
  • La prise en compte des interfaces entre le projet ferroviaire et les projets locaux portés par Saint-Louis Agglomération : des points d’accord ont été trouvés sur les choix d’aménagement concernant notamment l’ouvrage de franchissement du Technoport et les accès routiers à l’EuroEastPark.
  • Les porteurs du projet se sont engagés à poursuivre l’information du public sur la préparation de l’enquête d’utilité publique et par le biais de communications régulières aux différents médias.

Quelle est la différence entre la concertation et l'enquête publique ?

La concertation a été organisée par SNCF Réseau et l'Aéroport de Bâle-Mulhouse, maîtres d'ouvrage, associés à la Région Grand Est, autorité organisatrice des transports ferroviaires régionaux de voyageurs (TER) et des transports routiers non urbains (scolaires et lignes régulières interurbaines) et à l'Office fédéral des transports, chargé de mettre en œuvre la politique suisse en matière de transports publics, pour recueillir les avis, questions, remarques du public en Allemagne, en France et en Suisse ; cette concertation a permis d’enrichir les études successives sur le projet.

L’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique intervient une fois les études suffisamment avancées. Elle aura lieu au cours du 4ème trimestre 2021. Elle est organisée par une commission indépendante des maîtres d’ouvrage, nommée par le Tribunal Administratif. Elle permet l’expression d’avis et de questions sur la base d’un dossier d’enquête présentant les résultats exhaustifs des études, notamment l’étude d’impact, ainsi que le bilan de la concertation.

La commission d'enquête a été désignée le 16 juillet 2021 et se compose comme suit :

  • Présidente : Madame Isabelle KEMPF
  • membres titulaires : Mesdames Brigitte REIBEL et Patricia HILD 

 

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