Chantier en cours

Publié le Mis à jour le

Le programme de Recherche sur les Espèces Exotiques Végétales Envahissantes (REEVES) réalisé par SNCF Réseau a pour objectif de formuler une nouvelle solution de gestion des espèces invasives présentes sur les emprises ferroviaires grâce aux mécanismes naturelles de la concurrence végétale. Avec un budget d'environ 2,7 millions d'euros entre 2020 et 2026, le projet est dédié à l'étude de solutions permettant de gérer cinq espèces envahissantes présentes sur les talus ferroviaires. En partenariat avec plusieurs groupements scientifiques, le programme rassemble des essais sur talus ferroviaires. Plusieurs stratégies de gestion sont évaluées sur les régions Champagne-Ardenne et PACA. A partir d'observations et de données recueillies pendant 6 ans, le projet étudie plusieurs protocoles pour concevoir une méthode efficace et diffusable sur l'infrastructure ferroviaire.

REEVES en bref

Un défi de gestion d’infrastructure…

Avec le programme REEVES (Recherche sur les Espèces Exotiques Végétales EnvahissanteS), SNCF Réseau mène une démarche pionnière dans le monde des gestionnaires d’infrastructure.

Il s’agit d’un ambitieux programme de recherche scientifique dont l’objectif est de trouver de nouveaux moyens pour réguler les plantes exotiques envahissantes. En France comme ailleurs, celles-ci posent d’importants problèmes d’entretien et d’exploitation sur le réseau ferroviaire du fait de leur croissance rapide.

…relevé de façon à protéger la biodiversité…

Notre ambition ? réduire l’usage des pesticides, nocifs pour la biodiversité et pour la santé. Pour cela, le programme se concentre sur une solution naturelle et innovante : la concurrence végétale.

En étudiant à la fois in situ et en laboratoire les interactions entre les espèces, nos équipes et les chercheurs associés vont pouvoir déterminer  comment d’autres plantes permettent de réguler les espèces envahissantes.

 

… dans tous les milieux impactés

A terme, c’est une méthodologie complète de restauration des milieux à partir de plantes « indigènes » qui sera mise au pont, avec des applications pratiques pour tous les types d’espaces concernés. Cela au bénéfice de la biodiversité, puisque les espèces exotiques envahissantes constituent l’une des principales causes de son effondrement à travers le monde.

Les talus ferroviaires font partie des espaces vulnérables aux Espèces Exotiques Végétales Envahissantes. cela notamment car les travaux d'entretien de la végétation aux abords des voies ouvrent le milieu naturel et laissent l'opportunité à l'espèce envahissante de s'installer, de se développer et de s'imposer.

Assurer la sécurité des voyageurs

Cela pose en premier lieu des problèmes de sécurité. La prolifération des végétaux peut par exemple cacher la signalisation indispensable  à la bonne circulation des trains. Les plantes peuvent également toucher et faire disjoncter la caténaire électrique, déstabiliser les ouvrages en terre, ou tout simplement gêner le passage des trains.

Eviter les surcoûts d'entretien

Les EEVE posent également un défi technique et financier à SNCF Réseau. Il nous faut trouver des moyens efficaces pour lutter, dans le respect de nos engagements écologiques, contre ces espèces à croissance rapide (jusqu'à 2 mètres en 3 semaines pour la renouée du Japon).

La vitesse à laquelle elles repoussent et se multiplient occasionne aujourd'hui un surcoût de maintenance par rapport aux espèces locales.

Prendre soin des corrididors écologiques

Traversant d'innombrables milieux naturels et urbains, les lignes SNCF Réseau constituent de véritables corridors écologiques qui permettent aux espèces de se déplacer entre leurs habitats.

La maintenance des abords ferroviaires peut ainsi impacter directement la biodiversité et l'équilibre écologique local.

Les Espèces Exotiques Végétales Envahissantes (EEVE)

Qu'est-ce qu'une EEVE ?

Selon la définition de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) : "Une espèce exotique envahissante (EEE) est une espèce allochtone (non-autochtone) dont l'introduction par l'Homme (volontaire ou fortuite), l'implantation et la propagation menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes, économiques ou sanitaires négatives."

On s'intéresse ici spécifiquement aux espèces végétales, les EEVE.

Les activités humaines en cause

Que ce soit volontaire ou non, ces plantes ont toujours été introduites par les humains.  Bien que le phénomène ne soit pas récent, il s'est accéléré avec la mondialisation des échanges au cours du XXème siècle.

Certaines plantes devenues envahissantes ont pu être introduites pour leurs qualités esthétiques, comme l'herbe de la Pampa, quand d'autres comme l'ambroisie à feuilles d'armoise ont voyagé clandestinement avec d'autres espèces ou marchandises.

De l'implantation à l'envahissement

Une fois arrivées dans un nouveau territoire, les plantes exotiques peuvent y trouver des conditions propices et parvenir à s'installer durablement. A plus forte raison lorsqu'elles n'ont pas de compétiteur ou de prédateur naturel.

Bien que cela ne soit pas toujours le cas, ces plantes exotiques peuvent devenir envahissantes. Elles vont alors menacer la biodiversité locale, avec parfois également des impacts néfastes sur la santé humaine ou sur les activités économiques.

Initiée et pilotée par SNCF Réseau, la première du programme REEVES est co-financée par SNCF Réseau, la Région Grand Est et la Région Sud. La seconde phase (2024-2026) est co-financée par SNCF Réseau et la Région Grand Est.

SNCF Réseau : ouvrons la voie

SNCF Réseau est une entreprise engagée dont la vocation est d'ouvrir la voie de la mobilité durable partout et pour tous. Notre ambition est de réunir toutes les conditions pour doubler le trafic ferroviaire d'ici 10 à 15 ans, afin que le train devienne le mode privilégié pour le transport de voyageurs et des marchandises. Pour y parvenir, nous accompagnons nos clients et les territoires, nous développons notre performance industrielle et économique, nous jouons un rôle moteur au sein de la filière ferroviaire et nous accélérons notre propre transition écologique.

Région Grand Est

Les espèces invasives menacent la biodiversité mondiale et posent des défis économiques et de sécurité. Pour gérer ces plantes sans recourir aux produits phytosanitaires (au vu de leur impact sur les ressources en eau), SNCF Réseau, avec le soutien financier de la Région Grand Est, a lancé le programme ambitieux REEVES 2019-2023 afin d'identifier des techniques de gestion alternatives pour cinq espèces envahissantes présentes notamment en Champagne-Ardenne. Cette démarche, prolongée jusqu'en 2026, intègre de nouveaux axes de recherche et de partenariats scientifiques, avec l'appui de la Région, soucieuse de protéger les écosystèmes et les espaces naturels de son territoire. La Région Grand Est, active dans la protection de la biodiversité à travers plusieurs initiatives telles que l'opération "Commune nature", la démarche "Trame verte et bleue", le programme européen "Life Biodiv'Est", ainsi que son soutien à la plateforme dédiée aux espèces exotiques envahissantes en Grand Est, s'engage pleinement dans la transition écologique et agit au quotidien pour promouvoir les bonnes pratiques, visant un monde plus sobre, plus responsable.

En savoir plus sur les initiatives de la Région Grand Est : Protéger la nature - GrandEst

Région Sud

Les espèces exotiques envahissantes menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes avec des conséquences écologiques, économiques et sanitaires sur le territoire. Le région Sud agit alors pour identifier et gérer les espèces de son territoire et soutient des projets expérimentaux, tel que le programme REEVES porté par SNCF Réseau qui tend à identifier des solutions alternatives aux produits phytosanitaires via la concurrence entre espèces végétales. Ce programme s'inscrit dans le soutien de la Région Sud à l'élaboration et la mise en oeuvre de la stratégie espèces végétales exotiques envahissantes et sa plateforme INVMED / HOME plus globalement en faveur de la stratégie régionale pour la Biodiversité de Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le cadre de son Plan Climat "Une COP d'avance".