Faune : prévenir les risques aux abords des voies 

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Chevreuils, sangliers, blaireaux… les emprises ferroviaires sont parcourues par les animaux sauvages. Et cette présence n’est pas sans conséquences : collisions avec les trains, talus fragilisés par les terriers… Chaque année, les incidents avec la faune sauvage retardent des milliers de trains. Face à ces problématiques, nous agissons afin de limiter les risques d’incidents et garantir la qualité de service pour les clients.

Des collisions de plus en plus fréquentes 

En dix ans, le nombre de heurts avec la faune sauvage a doublé, affectant l ’ensemble du réseau ferroviaire. En 2024, certaines régions ont été particulièrement touchées, comme la Normandie qui a recensé 218 heurts avec des animaux sauvages.  Les sangliers et les cervidés figurent parmi les espèces de faune sauvage les plus impliquées. Leurs collisions avec les trains posent un vrai défi pour la sécurité et la régularité du trafic ferroviaire.  

Les collisions avec la faune en chiffres

2 562

heurts avec la faune sauvage en 2024 (1236 en 2015/2 338 en 2023).

+ 5 000

trains retardés ou supprimés en 2024 à cause d’un choc avec un sanglier. 

Nos actions pour limiter les risques  

Afin de réduire le risque d’incidents, nous mettons en place plusieurs solutions.  

Nous aménageons nos emprises et investissons dans divers dispositifs pour limiter le risque de heurts :   

  • Une maîtrise de la végétation adaptée pour rendre les abords des voies moins attractifs pour les sangliers et les cervidés 
  • L’installation ciblée de clôtures et de dispositifs anti-intrusions en pleine voie 
  • L’aménagement adapté d’ouvrages de franchissement existants 
  • L’effarouchement sonore incitant les animaux à s’éloigner avant l’arrivée d’un train (expérimentation en cours).   
  • L’aménagement d’échappatoires pour faciliter la sortie des animaux des emprises ferroviaires clôturées.  
Image d'un sanglier sur les voies

Des régulateurs faune sur le terrain  

Des agents spécialisés, répartis aux quatre coins de la France, veillent à limiter les risques aux abords des voies ferrées. Leurs missions :  effectuer des tournées régulières pour surveiller les emprises et particulièrement les zones à risque, surveiller et entretenir les clôtures, intervenir en cas de signalement d’animaux dans les emprises ferroviaires lorsqu’ils représentent un risque, sensibiliser et échanger avec les fédérations des chasseurs, la profession agricole et les collectivités locales pour mettre en place les actions les plus adaptées

Sangliers : un défi de taille 

Le sanglier est le premier animal impliqué dans les collisions ferroviaires. Avec une population estimée à plus d’un million en France, il provoque, à lui seul, 43 % des heurts recensés. En moyenne, 14 trains par jour sont retardés à cause d'un choc avec un sanglier. Face à ce constat, nous mettons en place des plans d’actions ciblés en les adaptant aux spécificités locales. En Occitanie par exemple, sur des zones prioritaires, une gestion de la végétation renforcée a permis de diminuer significativement les collisions.   

Photo d'une famille de sangliers qui traverse les voies ferrées

Et les animaux domestiques ?

Une barrière ouverte, une clôture mal entretenue, cela peut suffire pour retrouver des animaux tels qu’une vache ou un mouton sur les voies. En cas de divagations d’animaux domestiques, nous devons réagir très rapidement : prendre les mesures adaptées sur la circulation des trains pour éviter un choc et retrouver le plus rapidement possible le propriétaire pour qu’il récupère l’animal. L’objectif est d’éviter de heurter l’animal tout en limitant le plus possible les retards pour les clients.   

Photo d'une vache