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Le « Digital Open Lab » reçoit le prix spécial du jury de l’IOT Business Hub

actualité Publié le 24/02/2020 mis à jour le 24/02/2020

Jeudi 6 février, SNCF Réseau et ses partenaires ont reçu le « Prix spécial du Jury » lors de la cérémonie des Trophées « IoT Business Hub 2020 » de BearingPoint. Le célèbre cabinet de conseil récompense ainsi le Digital Open Lab, qui rassemble une trentaine d’industriels majeurs de la filière ferroviaire française. Cette plateforme d’ open innovation public/privé co-développe et teste en conditions réelles, sous forme de sprint de 4 mois, des innovations digitales dédiées à la maintenance prédictive.

Emmanuel Cox, directeur de la transformation digitale de SNCF Réseau, reçoit le « Prix spécial du Jury » des Trophées « IoT Business Hub 2020 » de BearingPoint.

Prix spécial pour projet spécial

C’est à Paris que les équipes de BearingPoint - un des principaux cabinets de conseil en management et en technologie - ont distingué les « success story » hexagonales de l’IoT (Internet des Objets en français). Orange Business Services et plusieurs jeunes entreprises de la « tech » (Mojix, Ledger & Transatel, Hxperience et Wisebatt) et ont été distinguées à cette occasion. Le Prix spécial du Jury a quant à lui été attribué au Digital Open Lab, créé en 2018 par SNCF Réseau, la Fédération des Industries Ferroviaires et Railenium, l’Institut de Recherche Technologique de la filière ferroviaire.
Les membres du Jury, dirigeants d’entreprises et professeurs d’université, ont donc salué le travail accompli dans le cadre du Digital Open Lab, ainsi que le caractère très innovant du fonctionnement de cette plateforme d’open innovation dont les maitres mots sont, entre autres, l’agilité, le partage et l’expérimentation.
Au sein de ce partenariat, le gestionnaire d’infrastructure apporte son savoir-faire en matière de maintenance et un terrain d’expérimentation en conditions réelles d’exploitations, la FIF offre la force de frappe des industriels et Railenium fournit son expertise scientifique et des financements publics.

Au service du système ferroviaire

Unique en son genre, le Digital Open Lab a pour objectif de mettre à profit tous les domaines digitaux, dont l’intelligence artificielle et l’internet des objets pour prévoir et anticiper les opérations de maintenance qui sont nécessaires sur le réseau ferré. Le Digital Open Lab contribue ainsi au développement et au déploiement de la maintenance prédictive déjà engagée chez SNCF Réseau pour améliorer la régularité des circulations et réduire les coûts d’entretien de l’infrastructure.
SNCF Réseau, la FIF et Railenium mobilisent ainsi une trentaine d’industriels majeurs de la filière ferroviaire française pour co-développer et tester, à l’occasion de « sprints » menés en conditions réelles d’exploitation, des solutions digitales innovantes qui rendront le système ferroviaire plus efficace et robuste. Tous ces sprints se font bien sûr dans le strict respect des règles de sécurité des installations et du personnel.

Expérimentations en cours

Durant chaque sprint, plusieurs solutions digitales sont testées pendant 4 mois dans le cadre de « cas d’usage » qui se déroulent sur le périmètre d’établissements de SNCF Réseau basés en Ile-de-France, en Normandie, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Nouvelle-Aquitaine.

L’un de ces cas d’usage porte sur le « suivi des appareils tendeurs ». Sur le périmètre de l’infrapôle Poitou-Charentes, des capteurs de la société SCLE SFE - une entreprise française de haute technologie membre du Digital Open Lab - ont été posés pour contrôler la température du fil de contact de la caténaire ainsi que le comportement des appareils tendeurs de celle-ci (qui sont composés de poulies et d’un contrepoids pour garantir une tension constante du fil de contact et donc un captage d’électricité optimal).
Lorsque la caténaire est soumise à de fortes chaleurs, il peut arriver que le fil de contact se dilate et que la tension diminue. Les données fournies par les capteurs permettent aux équipes de SNCF Réseau d’intervenir sur les appareils tendeurs avant qu’un incident survienne. Cette « maintenance prédictive » améliore donc la fiabilité des installations, et donc la régularité des circulations.

 

Industrialisation en vue

« En matière de supervision, l’un des tous premiers cas d’usage a permis des percées intéressantes. Nous avons en effet réussi à connecter un « concentrateur IoT » au SIAM (Système Informatique d’Aide à la Maintenance) de SNCF Réseau. Grâce à une télécommunication à bas débit, cet appareil permet de récupérer et de centraliser les données de différents capteurs et de les envoyer directement vers les centres de supervision, sans avoir à poser un nouveau raccordement filaire. D’un point de vue industriel, cela facilite la mise en œuvre de capteurs sur les infrastructures et permettra à terme d’augmenter le nombre d’appareils couverts par les centres de supervision. »

Benoît Besson, chef de projet SNCF Réseau du Digital Open Lab, cite un autre exemple de cas d’usage

L’objectif des sprints menés est bien sûr de mettre en œuvre à grande échelle les innovations testées, comme l’explique Fatima Sahih, responsable de l’accélération et de l’industrialisation du programme d’innovation de SNCF Réseau : « Après le sprint mené en 2018 sur le périmètre de Paris-Nord, nous avons décidé d’étendre au niveau national l’expérimentation portant sur la surveillance de certaines installations temporaires de la voie. Le contrat d’expérimentation signé entre SNCF Réseau et l’entreprise française VapeRail va nous amener plus loin en matière de surveillance de la voie. La pose de capteurs (voir photo ci-dessous) sur les rails permettra notamment de mesurer la température du rail et le comportement de la voie au passage d’un train. Nous sommes très fiers de ce contrat, qui va faire gagner un temps précieux aux équipes de maintenance car les agents recevront les données en temps réel. »

 

Voir un autre autre exemple d’expérimentation du Digital Open Lab, les Signaux d’Arrêts à Main géolocalisés

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