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L'Europe s'engage dans une transformation profonde de ses mobilités. Pour faire face à l'urgence climatique, aux congestions routières et à l'essor des échanges transnationaux, elle mise sur le développement d'un réseau ferroviaire performant, connecté et durable, dont 70% du tracé est situé en France. La section française du projet Lyon-Turin prévoit la création d’une ligne de 140 km. Véritable alternative à la route, ce nouvel axe facilitera les échanges et les déplacements pour tous les utilisateurs du train. Formidable moteur du développement économique local, il sera aussi une porte ouverte sur l’Europe.

CONSTRUIRE L'EUROPE FERROVIAIRE DE DEMAIN

 

Il faut aujourd'hui près de 4 heures en train pour parcourir les 270 km qui séparent Lyon de Turin. Afin d'y remédier, L'Etat, SNCF Réseau et leurs partenaires se mobilisent !

 

Un projet pour les voyageurs du quotidien et les grands trajets européens 

 

Le projet Lyon - Turin permettra à terme de : 

  • rendre le train plus compétitif face à la voiture et à l'avion.
  • réduire les temps de parcours : jusqu'à 2h sur l'axe Paris - Milan.
  • délester les lignes existantes, en particulier entre Lyon et le sillon alpin, au bénéfice :
    • d'un meilleur cadencement, 
    • d'une ponctualité renforcée, 
    • de liaisons régionales plus attractives, 
    • d'un report modal bénéfique à tous.
  • répondre à la saturation routière dans certains secteurs alpins.

 

Le fret ferroviaire : une priorité nationale 

 

Chaque année, plus de 3 millions de poids lourds franchissent la frontière entre la France et l'Italie. Ce trafic engendre des impacts lourds : émission massive de CO2, pollution des vallées alpines, congestion chronique et dégradation des infrastructures routières. 

La scénario retenu par l'Etat pour la section française est dit "Grand gabarit", il s'agit de l'option la plus ambitieuse en matière de capacité de transport de fret ferroviaire (infrastructure conçue pour accueillir les trains de fret les plus longs, les plus lourds et les plus volumineux). 

Cette infrastructure entièrement nouvelle, avec un tunnel de base à profil de plaine, garantit : 

  • une augmentation considérable des capacités
  • des vitesses accrues
  • une régularité renforcée, 
  • une circulation plus sûre
  • une résilience accrue face aux aléas naturels. 

Ce projet permettra de réduire le nombre de poids lourds de 1 million sur les routes alpines et la pollution atmosphérique

 

Un projet divisé en 3 sections 

 

  • La section française : environ 140 km (ce nouvel axe sera raccordé au futur tunnel international sous les Alpes, qui doit être mis en service en 2032), aujourd'hui en phase d'études détaillées.
  • La section transfrontalière : déjà en chantier, comprenant le tunnel de base de 57,5 km ;
  • La section italienne : en phase d'études détaillées. 

Ce découpage est induit par l'étendue et la complexité du projet. Il permet de répondre spécifiquement aux besoins et particularités de chaque section. 

SNCF Réseau est maître d'ouvrage de la section française du Lyon-Turin. 

Objectifs et financement

Adapter le projet au territoire et décarboner la traversée des Alpes 

 

Les bénéfices attendus pour le transport de marchandises sont un gain d’efficacité et de capacité, et pour le transport des voyageurs, la possibilité de faire circuler des trains internationaux, nationaux ou régionaux plus vite et plus fréquemment.

Mais au-delà de l'impact positif sur le trafic voyageurs et marchandises, le projet s'inscrit plus largement dans une démarche respectueuse de l'environnement. 

Le projet a fait l'objet d'une enquête publique en 2012 qui concernait aussi bien le milieu physique (c’est-à-dire tout ce qui touche
aux sols et aux reliefs), le milieu naturel (c’est-à-dire les écosystèmes concernés par le projet), que le milieu humain et certaines activités économiques.

SNCF Réseau s’est appliqué à analyser et traiter les effets du projet sur les territoires concernés. Pour préserver au maximum le cadre de vie des riverains et les paysages, plusieurs démarches seront engagées pour amoindrir l’impact du tracé sur les espaces agricoles et pour l’intégrer au paysage. De plus, des mesures compensatoires seront mises en place, comme la création de nouveaux espaces naturels ou la réhabilitation des zones affectées.

SNCF Réseau porte également une attention particulière à la protection de la biodiversité, des ressources en eau et du paysage à travers des mesures de protection.

Enfin, l’entreprise agit contre les risques naturels (inondations, chutes de blocs) en sécurisant les chantiers et le réseau ferroviaire.

 

Les partenaires du chantier 

 

L'opération réunit l’Union européenne, l’État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les départements, les grandes agglomérations concernés et SNCF Réseau.

Un engagement collectif
En 2024, l’État, 7 collectivités locales et l’Union Européenne ont décidé de s’engager en faveur du report des marchandises vers le rail, en finançant une nouvelle phase d’études, pour un montant de 164 M€. Le montant estimé de l’investissement total pour la réalisation de la 1ère phase du projet (Grand-Gabarit) a été actualisé en 2022 à 7,2 Milliards d’euros.

 

À voir aussi

Calendrier projet

  • Enquête publique relative aux accès alpins
    Étape terminée au 02/12/2012

> Evaluation socio-économique
> Caractéristiques des ouvrages

  • Déclaration d'utilité publique pour les accès alpin
    Étape terminée au 01/08/2013
     
  • Adoption du projet de Loi d'orientation des mobilités
    Étape terminée au 18/11/2019

 

Les chiffres du Lyon - Turin

1 million

de poids lourds en moins chaque année dans les vallées alpines, grâce au report sur le rail

57,5 km

de tunnel de base international entre Saint-Jean-de-Maurienne (France) et Suse (Italie)

5 millions

de voyageurs annuels attendus à terme

43%

de part modale rail/route visée pour le fret transalpin

270 km

de lignes nouvelles entre Lyon et Turin