SNCF Réseau inaugure une unité de production de traverses en bois respectueuse de l'environnement.

Communiqué de presseDéveloppement durable​

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SNCF Réseau inaugure aujourd'hui à Bretenoux-Biars (Lot) une nouvelle unité industrielle dédiée à la production de traverses en bois traitées à l'huile cuivrée. Dans le cadre de ce procédé innovant, l'huile cuivrée remplace la créosote, ce qui représente un progrès signification en matière de protection de l'environnement mais aussi l'anticipation d'une règlementation européenne en 4 ans d'avance. La nouvelle unité de production pérennise l'activité du site industriel de Bretenoux-Biars et le soutien actif de SNCF Réseau à la filière bois.

Les traverses bois, un composant clé de l'infrastructure ferroviaire

Les traverses sont une composante essentielle de la voie ferrée : elles assurent l’écartement des rails ainsi que l’inclinaison et la stabilité de la voie. SNCF Réseau utilise deux types de traverses sur le réseau ferroviaire français, en bois ou en béton selon les caractéristiques de la ligne. Le bois est issu de la filière française et provient de chênes durablement prélevés. Ses propriétés, telles la résistance mécanique et la flexibilité, répondent aux besoins spécifiques du réseau.

Afin de les rendre imputrescibles et de garantir durablement leur performance, les traverses en bois font l’objet d’un traitement lors de leur fabrication. Jusqu’à présent, les fabricants utilisaient la créosote comme produit de traitement. L’Union Européenne a décidé d’interdire progressivement son usage, engageant les gestionnaires d’infrastructures ferroviaires à recourir à un substitut en 2029 au plus tard.

Dans ce contexte, SNCF Réseau a installé sur son site de Bretenoux-Biars une nouvelle installation d’imprégnation des traverses par les huiles cuivrées, qui représente un investissement de 6,5 millions d’euros (dont 2 millions d’euros apportés par l’État via l’ADEME, son opérateur).

Cette réalisation pérennise l’activité d’un site employant une centaine de personnes et produisant chaque année 300 000 traverses.

300 000

traverses produites par an

L'huile cuivrée, une alternative innovante et écologique

Dans une double démarche d’innovation et de respect de l’environnement, SNCF Réseau a développé un procédé d’imprégnation du bois par les huiles cuivrées. Leur principe actif, à base de cuivre, est un composant reconnu en agriculture et en horticulture pour ses propriétés fongicides et bactéricides naturelles.

Respectueuses de l’environnement, les huiles cuivrées contribuent à la construction d’un modèle industriel responsable : concrètement, le nouveau procédé industriel de traitement des traverses bois permet de diminuer de moitié les émissions de carbone, de diviser par trois la consommation d’eau et de diviser par quatre la consommation énergétique.

Enfin, une fois retirées du réseau, les traverses en bois peuvent être revalorisées pour, par exemple, conforter des talus ou réaliser des aménagements paysagers.

Une contribution concrète à la gestion responsable de la filière bois en France

La France est le 4e pays européen le plus boisé avec une surface de 16,7 millions d’hectares de forêt en métropole. Biosourcé et donc renouvelable, le bois répond aux enjeux climatiques et environnementaux auxquels le secteur ferroviaire fait face : il stocke le carbone, limite les déchets, et offre une alternative durable à d’autres matériaux et énergies non renouvelables.

SNCF Réseau, qui consomme en moyenne 30 000 m3 de chêne certifié par an, joue un rôle clé dans l’équilibre économique du secteur des bois feuillus français. Le bois utilisé pour la production des traverses ferroviaires provient exclusivement de forêts françaises certifiées PEFC (système européen de certifications forestière), dans le cadre d’une gestion responsable des ressources forestières.

Matthieu Chabanel, Président-Directeur Général de SNCF Réseau, a déclaré :
« L’engagement environnemental de SNCF Réseau ne se limite pas à développer le train, mode de transport collectif le moins carboné : notre engagement en la matière se traduit aussi par le développement d’un modèle industriel toujours plus responsable, sur des sites de production comme Bretenoux et dans le cadre de projets éco-conçus. »

6,5 millions d'euros

(dont 2 millions d'euros apportés par l'Etat via l'ADEME, son opérateur)