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Votre croissance passe aussi par nos lignes ferroviaires

Pour un réseau ferroviaire parfaitement intégré aux écosystèmes qui l'entourent

Publié le 08/09/2021 mis à jour le 08/09/2021

Avec 28 000 km de lignes et 95 000 ha d’emprises ferroviaires, SNCF Réseau traverse une multitude d’écosystèmes. C'est pourquoi la biodiversité est au cœur de ses préoccupations, de la construction de nouvelles lignes à leur modernisation, en passant par leur exploitation.

SNCF Réseau étudie en amont les impacts de chacun de ses chantiers sur la biodiversité et cherche des solutions pour les limiter. C’est ce que lui impose la réglementation. Mais ses équipes  vont souvent plus loin : elles veillent également à ce que les voies ferrées existantes ne fassent pas obstacle à la circulation de la faune.

Focus sur 4 actions qui témoignent de cet engagement croissant des équipes à préserver les écosystèmes, mais aussi à les restaurer et à créer des réservoirs de biodiversité.
 

Intégrer la biodiversité dans les études ferroviaires

Dès la conception des projets de création ou de modernisation de lignes, SNCF Réseau intègre la biodiversité à ses études, au même titre que les autres enjeux environnementaux (bruit, paysage…). Le gestionnaire d’infrastructures applique alors la démarche « Éviter, Réduire, Compenser », dite ERC, qui vise à :

  • éviter au maximum de porter atteinte à des milieux protégés ;
  • réduire les conséquences sur les écosystèmes traversés, en réalisant par exemple les travaux hors périodes d’hibernation ou de nidification, en aménageant des passages à faune par-dessus ou par-dessous les voies, etc. ;
  • compenser les milieux naturels détruits, en restaurant des milieux naturels sur un autre site (zone humide, pierrier, etc.).

Dans le cadre de la démarche Act4Nature International, SNCF Réseau s’est par ailleurs engagé à ne pas porter indirectement atteinte à d’autres écosystèmes. Dorénavant, l’entreprise n’achète que du bois certifié FSC ou PEFC, c’est-à-dire issu de forêts gérées durablement, pour ses traverses de chemin de fer.

[Bourgogne Franche-Comté] Une compensation suite à une réouverture de ligne

L'ancien site de pisciculture à restaurer.

  • La problématique : La réouverture en 2018 de la ligne Belfort-Delle a permis de recréer une liaison entre la France et la Suisse sur la base d’emprises existantes. Comme les 22 km de voies étaient déjà tracées, les impacts du chantier ont été limités. Néanmoins, SNCF Réseau a dû créer des haltes, parkings et accès routiers, qui « mordent » sur 4,57 ha de milieux naturels. En compensation, il avait l’obligation d’en restaurer le double.
  • La solution : Au total, la Direction territoriale Bourgogne Franche-Comté de SNCF Réseau a réaménagé 19 ha, répartis en dix sites (zones humides ou cours d’eau dégradés, forêts ou prairies en mauvais état écologique). Parmi eux, une zone humide sera restaurée à l’emplacement d’un site de pisciculture désaffecté à Anjoutey (90) à l’automne 2021.
  • Les bénéfices attendus : En supprimant les huit bassins du site et en recréant à la place une zone humide fonctionnelle, la faune pourra reprendre possession de la zone. Un sentier pédagogique sera également créé pour sensibiliser les visiteurs.
  • Les prochaines étapes : Les neuf autres mesures compensatoires programmées dans la région seront réalisées entre 2022 et 2025.

 

 

Restaurer les continuités écologiques autour du réseau ferroviaire

Si on se préoccupe désormais de la biodiversité dès la conception des nouvelles lignes, ce n’était pas le cas il y a 100 ou même 50 ans. SNCF Réseau en a conscience. C’est pourquoi l’entreprise cherche également à améliorer la transparence écologique de ses voies et ouvrages d’art existants. 

Dans le cadre de la démarche Act4Nature International, SNCF Réseau s’est notamment engagé à rétablir les continuités écologiques de cours d’eau sur ses emprises : une centaine de projets ont été pré-identifiés sur tout le territoire.

[Ile-de-France] Faciliter la circulation de la faune

Infographie études biodiversité

 

Les renards font partie de la petite faune fréquemment rencontrée sur les emprises SNCF.

 

[Provence Alpes-Côte d’Azur] Restaurer des continuités écologiques terrestres

Entre Marseille et la Ciotat, la voie ferrée constituait une sorte de frontière entre le Parc naturel régional de la Sainte-Baume et le Parc national des Calanques pour les animaux, notamment pour les oiseaux, chauves-souris et reptiles protégés de la région. Des aménagements ont donc été réalisées sur cette ligne pour y remédier, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

En savoir + sur les aménagements réalisés 

 

 

Créer des réservoirs de biodiversité

Si les lignes ferroviaires circulées peuvent constituer des obstacles à la circulation des espèces, les lignes non circulées peuvent, au contraire, jouer le rôle de corridors écologiques. Si les conditions le permettent, la faune et la flore peuvent y transiter, voire y trouver refuge. Même chose sur les emprises annexes appartenant à SNCF Réseau : il est possible d’y aménager des réservoirs de biodiversité, c’est-à-dire des espaces favorables à l’épanouissement de plantes protégées, à l’hébergement, à la reproduction, aux repas ou à l’hibernation d’animaux. Il peut s’agir de mares, de haies, de nichoirs pour les oiseaux ou les chauves-souris, etc.

Nichoirs à chiroptères
Nichoirs à chiroptères posés dans un ouvrage ferroviaire entre Aubagne et Cassis.

Pour renforcer cet atout, SNCF Réseau évalue, dans le cadre de la démarche Act4Nature International, le potentiel de son foncier en termes de valorisation écologique, par la mise au point d’une méthode applicable d’ici fin 2021, puis son déploiement au niveau régional à partir de 2022.

[Île-de-France] Le sonneur à ventre jaune, un invité spécial du réseau

 

 

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