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L’Intelligence Artificielle, un atout d’avenir pour SNCF Réseau

actualité Publié le 11/03/2020 mis à jour le 11/03/2020

Les 4 et 5 février dernier, « l’Intelligence Artificielle au service de l’entreprise augmentée » était au cœur de l’édition 2020 du DIMS (Digital Innovation Makers Summit) le rendez-vous annuel des spécialistes des nouvelles technologies des grands groupes français. Un thème sur lequel SNCF Réseau est très en pointe, puisque l’entreprise a lancé de nombreuses expérimentations et travaux prospectifs, notamment dans le domaine éthique.

 

L’IA imite, l’intelligence humaine est sans limites

L’Intelligence Artificielle (IA) regroupe les programmes et systèmes réalisant et utilisant des algorithmes capables de reproduire un comportement "intelligent". « Il faut comprendre « intelligence » au sens anglais du terme, c’est-à-dire information », précise Emmanuel Cox, directeur de la transformation digitale de SNCF Réseau, pour dissiper d’emblée les craintes que suscitent les performances croissantes de l’IA et notamment son volet de « Deep learning » qui lui permet d’apprendre par elle-même. Il poursuit : «IA et intelligence humaine restent trop différentes, dans leur essence même, pour imaginer que la première remplace la seconde. L’IA possède une énorme capacité de traitement de l’information, mais elle ne créé pas, n’innove pas et ne produit pas de sens » Illustration simple : elle peut reconnaître une image de chat, mais elle ne « sait pas » ce qu’est un chat. « L’IA ne ressent pas d’émotions et est incapable d’associations d’idées comme l’homme en produit à chaque instant », ajoute Kamel Bentchikou, en charge des projets sur les technologies émergentes au sein de SNCF Réseau.
 
Vers une économie de l’intelligence ?

Le potentiel de l’IA intéresse néanmoins les entreprises, qui y voient le moyen de révolutionner l’exercice de leurs métiers. Pour SNCF Réseau, l’optimisation de l’utilisation des données permettra de développer sa performance économique et industrielle. Comment ? L’IA sera par exemple en mesure d’offrir une aide opérationnelle directe et individualisée aux agents de maintenance, en facilitant l'accès rapide à la documentation de maintenance. La capacité de l’IA à stocker et à restituer en temps réel les informations facilitera la préservation et la capitalisation des savoirs de l’entreprise. « De nombreuses expérimentations sont en cours au sein de SNCF Réseau, se félicite Emmanuel Cox. SNCF Réseau nourrit sa réflexion d’échanges avec RTE, Thalès, des grands groupes de l’aéronautique et de l’automobile. Ensemble nous essayons d’imaginer les nouveaux modèles économiques induit par l’IA et de construire les voies vers une « économie de l’Intelligence. »
 
Le respect impérieux de l’éthique

Une chose est certaine ; ces voies prendront en compte le respect de l’éthique. « L’IA peut-être un formidable « outil », mais pas question qu’elle retire aux femmes et aux hommes de l’entreprise leur autonomie et leur pouvoir de décider » assure Sylvie Caruso-Cahn, responsable de la prospective au sein de la Direction Digitale et Innovation. En lien avec la direction de l’éthique, la DDI travaille à la mise en place d’une charte éthique de l’IA et à l’élaboration de matrices d’évaluation « permettant aux chefs de projets ayant recours à l’IA d’identifier rapidement et facilement les enjeux éthiques, RH et juridiques, de leurs projets. » La question est posée, par exemple, « de la régulation, de l’encadrement et du périmètre d’autonomie des algorithmes auto-apprenants dans les fonctions de sécurité. » Tant le jugement humain en la matière semble indépassable. Les algorithmes ne s’offusqueront pas de voir, sans doute, leur pouvoir limité. Les émotions, encore une fois, ne sont pas inscrites dans leur ADN…
 

Matériel "VIGILOC"

Matériel machine "VIGILOC"

VIGILOC analyse le comportement des moteurs des engins de travaux

VIGILOC, la solution de suivi et de validation du comportement dynamique des engins de travaux a rencontré un vif succès au DIMS. En cours d'expérimentation au sein de l’établissement SNCF Réseau de Brive, en Corrèze, cette nouvelle application s’appuie sur les capteurs présents dans les téléphones mobiles et l’IA pour collecter et traiter les données de fonctionnement dynamique de ces machines, qui permettent aux équipes de SNCF Réseau de déplacer et de manipuler les matériaux et équipements le long des 30 000 km de lignes.
L’objectif de VIGILOC est d’optimiser le monitoring et la maintenance prédictive des engins de travaux  en surveillant leur comportement afin d’intervenir avant qu’une panne ne survienne.

 
 

Visuel VIGILOC

Matériel machine "VIGILOC"

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