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Co-construire le fret ferroviaire de demain en Grand Est

actualité Publié le 17/12/2021 mis à jour le 17/12/2021

Dans le cadre d’une démarche collaborative initiée par l’Etat et visant à dessiner la planification des services et les évolutions de l’infrastructure ferroviaire du fret à horizon 2025-2030, une démarche rassemblant les acteurs du fret en Grand Est a été mise en place en 2021.

Au cours de l’été 2021, une série d’entretiens bilatéraux avec les entreprises ferroviaires volontaires et les inducteurs de trafic du Grand Est ont été menés, pour connaître leur approche du marché actuel et leurs perspectives de développement à l’horizon 2030, en lien avec les enjeux liés à l’infrastructure. SNCF Réseau a confié l’étude et l’analyse au bureau d’études Mensia : une première restitution a été livrée à l’occasion du troisième Comité de pilotage du groupe de travail fret en novembre dernier. 

Les principaux résultats de cette étude ont confirmé l’importance du trafic fret conventionnel généré en Grand Est et sa propension à croître d’ici 2030, celle aussi dynamique et à suivre du wagon isolé, ainsi qu’un fort potentiel de développement du fret multimodal, principalement dû aux flux de transits à travers la région. Ce rendu permet de structurer les réflexions. André Flesch représente l’entreprise Hupac Intermodal, premier opérateur de transport combiné en Suisse et l'un des leaders du marché en Europe. Il a livré à RéseauNews quelques-uns des sujets qu’il porte au sein du groupe de travail fret.     

André Flesch HUPACNous sommes persuadés que le Grand Est est une des Régions qui en France devrait être prioritaire pour les travaux d'amélioration de l'infrastructure ferroviaire. Concernant le trafic en transit, nous sommes confrontés à une saturation des capacités des lignes ferroviaires dans le sud-ouest de l'Allemagne et à l'impossibilité de transférer des trafics via la France car l'infrastructure (gabarit des tunnels vosgiens, ligne Lauterbourg-Strasbourg non électrifiée) n'est pas en mesure de répondre aux besoins actuels du marché principalement dynamisé par le transport des semi-remorques de 4 mètres de hauteur. A titre d'exemple, notre société fait actuellement circuler 74 trains par jour rive droite du Rhin et seulement 2 trains par jour rive gauche. Par ailleurs, la mise en place de la Zone à Faibles Emissions autour de Strasbourg ainsi que la future taxation des poids lourds par la Communauté Européenne d’Alsace nous obligent à offrir, ensemble, des solutions de report modal aux transporteurs. Au niveau local, une infrastructure adaptée au gabarit P400 permettrait également d'accompagner et d'accélérer le développement des terminaux des ports de Strasbourg, Mulhouse et Nancy. Le souhait des entreprises ferroviaires et des opérateurs serait que les corridors Rhine-Alpine et North-Sea-Mediterranean puissent permettre de faire circuler indifféremment tous types de convois ferroviaires et soient interconnectés par la ligne Lauterbourg-Strasbourg".  
 
Une synthèse de l’ensemble des études conduites à l’heure actuelle est attendue pour le 1er trimestre 2022. Sur ces bases seront déterminés les investissements éventuels, spécifiques au fret ou capacitaires, en lien avec les autres usages du réseau, permettant d’atteindre les ambitions de développement. 

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