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Les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon bientôt ouvertes à la concurrence

actualité Publié le 24/06/2020 mis à jour le 24/06/2020

Depuis décembre 2019, le nouveau pacte ferroviaire a ouvert à la concurrence les lignes conventionnées par les collectivités publiques (TER pour les Régions et TET pour l’État), à commencer par Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon. Le préfet François Philizot, chargé de piloter cette première mise en concurrence, répond à nos questions.

Pourquoi commencer par Nantes ?
Pour des raisons simples et pratiques. Les deux lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon présentent un volume de trafic significatif (600 000 voyageurs pour la première, 400 000 pour la seconde), suffisamment important pour intéresser les entreprises. C’est une base de travail substantielle, qui aura un effet vitrine sur un marché de taille suffisante pour qu’elles travaillent leur offre et testent leurs méthodes. Et puis, ces deux lignes ont un parc de matériel roulant commun, 15 rames achetées par l’État, dont l’entretien est effectué au même endroit. Ce sont des conditions d’exploitation bien assises, qui nous permettent d’engager ces procédures de mise en concurrence.

Quel intérêt présente cette mise en concurrence ?
Elle s’inscrit d’abord dans un mouvement global d’exploitation des services ferroviaires, dans un cadre européen décliné au niveau national. L’État y croit et souhaite montrer, avec ces deux premières lignes, sa volonté d’avancer pour en évaluer les apports.
Mais plus concrètement, l’objectif est d’atteindre un meilleur service à un moindre coût. Vous n’ignorez pas que la baisse des coûts est un enjeu pour la puissance publique, tout en gardant, et c’est essentiel, une qualité technique et en recherchant toujours une efficacité accrue.

Une concertation a-t-elle présidé à cette mise en concurrence, et si oui pourquoi, à quel niveau ?
Oui et je voudrais insister sur deux points importants.
La concertation a permis d’affirmer que cette mise en concurrence n’est pas un abandon mais bien un acte de foi dans le ferroviaire. Quelle est son ambition ? Le mettre dans une perspective nouvelle de développement, accroître l’offre, améliorer ce qui demeure un grand service public.
Autre point, cette procédure nous permet d’améliorer sensiblement le travail entre l’État et les Régions, une coopération en quelque sorte intensifiée. Nous commençons par positionner une offre supplémentaire au départ de Nantes, en l’articulant avec les TER : tout le monde y gagne.

En quoi consiste précisément la mise en concurrence ?
Le marché consistera à exploiter, pour le compte de l’État, dans le cadre d’un contrat de service public, les deux lignes TET Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon, comme le fait aujourd’hui SNCF Intercités. Il n’y aura qu’un seul opérateur pour exploiter ces lignes.
Les collectivités locales et les associations d’usagers seront associées à la définition du service, qui fera l’objet de cette mise en concurrence. La procédure d’appel d’offres aura lieu ensuite courant 2020-2021, pour un début d’exploitation au service annuel 2022.