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Consulter les questions fréquentes sur ce sujet

1. Quelles sont les techniques que vous utilisez pour maîtriser la végétation ?

L’exécution des travaux de maîtrise de la végétation fait appel à différentes techniques selon le périmètre considéré :

- Les voies et pistes ;

- Les bandes de proximité (bande de 3 mètres à partir du bord extérieur de la piste)

- Les abords (de la fin de la bande de proximité à la limite de propriété ferroviaire).

Sur les voies et pistes SNCF Réseau effectue des opérations régulières (1 à 2 fois par an) de désherbage à l’aide de produits phytosanitaires et dans le respect de la réglementation. Par ailleurs les pistes font l’objet de travaux de débroussaillage mécanique ponctuel, notamment sur les zones interdites de traitement.

Sur les bandes de proximité et abords, on distingue trois catégories de travaux selon le type de végétation implantée :

- L’entretien courant permettant de maintenir une végétation prairiale déjà installée via des opérations de fauche annuelles. Ces opérations peuvent être réalisées à la débroussailleuse manuelle et avec des engins de fauche depuis l’extérieur des voies ou, si la topographie ne le permet pas (fortes pentes, tranchées rocheuses, absence d’accès), avec des engins spécifiques pouvant se déplacer sur les voies, équipés d’outils de fauche et de broyage ;

- La remise à niveau visant à retrouver un équilibre durable entre végétation et sécurité de l’exploitation ferroviaire. Ces travaux ont pour objectif de rétablir en priorité sur les zones critiques, au terme d’un cycle de plusieurs années, des paysages à dominante prairiale qui seront traités par la suite en entretien courant.

- La gestion des « arbres à risque » de chute sur les installations ferroviaires. Il s’agit des arbres instables, dépérissant ou présentant des fragilités sanitaires (par exemple présence de maladies).

Lors du processus de remise à niveau, les entreprises peuvent employer des désherbants sélectifs permettant de dévitaliser les souches ou les repousses et de lutter contre les espèces invasives.

2. Jusqu’à quelle distance des voies est-il nécessaire d’empêcher la végétation ?

SNCF Réseau ne cherche pas à empêcher le développement de la végétation. A minima, une végétation herbacée est indispensable à la stabilité et au maintien des ouvrages en terre ou des talus aux abords des voies. A l’exception du périmètre des voies, et des pistes d’une largeur de 70 centimètres, sur lequel la végétation doit rester très limitée (voir question 1), les modes de gestion appliqués visent plutôt à sélectionner différents types de végétation dont le développement est compatible avec l’exploitation en sécurité du réseau ferré.

Ainsi une strate herbacée est encouragée sur une largeur de 3 m depuis le bord de la piste et l’objectif de SNCF Réseau est de développer une mosaïque prairiale pouvant accueillir des arbustes au-delà de ces 3 m et des arbres stables à plus grande distance.

Par ailleurs, SNCF Réseau doit répondre à d’autres réglementations comme les obligations légales de débroussaillage contre le risque incendie dans les régions concernées.

SNCF Réseau n’a pas pour but d’empêcher le développement de la végétation, mais comme tout propriétaire, d’entretenir ses biens en lien avec leur vocation et leurs usages. Cela passe par la maîtrise des végétaux en phase avec ses besoins et ses responsabilités.

3. Est-ce que vos produits se déversent dans les cours d’eau ?

SNCF Réseau réalise les coupures réglementaires de non-application des produits phytosanitaires au droit des cours d’eau, qui inclut une distance de non-traitement de 5 mètres de part et d’autre. Pour ce faire, les zones concernées sont recensées et les moyens de localisation sur le terrain et d’asservissement du désherbage à la réglementation sont mis en œuvre (application SIG dédiée à la maîtrise de la végétation et GPS équipant les engins de désherbage).

Les conditions d’application sont réglementées en cas de pluie pendant ou après le traitement afin d’éviter tout risque de ruissellement vers les cours d’eau.

Dans les conditions normales d’application, les produits sont dégradés sur place : UV, micro-organismes du sol, végétation.

Enfin, les surfaces traitées ne sont pas imperméables, ce qui limite également le risque de ruissellement.

4. Est-ce que vous faites attention à la biodiversité dans votre stratégie de maîtrise de la végétation ?

Dans une première approche, la biodiversité peut être perçue comme un système dans lequel le sol, l’eau et des ensembles de végétaux interagissent et sont capables d’accueillir différents cortèges d’animaux et de leur offrir le gîte, le couvert et des lieux propices à la reproduction. Faire attention à la biodiversité signifie donc faire attention à l’ensemble de tous les logements et de tous leurs occupants.

Le code de l’Environnement dans son article L110-1 définit la biodiversité de la façon suivante : « On entend par biodiversité, ou diversité biologique, la variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, ainsi que les complexes écologiques dont ils font partie. Elle comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces, la diversité des écosystèmes ainsi que les interactions entre les organismes vivants. »

De par sa politique de maîtrise de la végétation, SNCF Réseau concourt au maintien d’une certaine biodiversité et notamment celle des milieux ouverts pour laquelle on observe le plus grand déclin sur les populations d’oiseaux depuis des décennies.

SNCF Réseau optimise la planification des travaux de maîtrise de la végétation pour préserver la biodiversité et en particulier les périodes de nidification.

5. Est-ce que vous adaptez vos traitements pour préserver la biodiversité ?

Les herbicides sont concernés par l’exigence de préservation de la qualité des eaux superficielles (cours d’eau, points d’eau) et souterraines (captage d’alimentation en eau potable). La réglementation impose selon les cas des distances de non-traitement ou des interdictions strictes. Des restrictions existent ponctuellement dans les zones de protection de la biodiversité (arrêtés de biotope, Natura 2000, zones humides…) et concernent les abords des voies ferrées (dépendances vertes) où l’emploi des herbicides sélectifs est évité.

SNCF Réseau respecte par ailleurs les périodes d’application de moindre impact définies par l’agence sanitaire.

D’autre part, les infrastructures ferroviaires jouent un rôle de refuge ou corridor écologique, notamment en traversée des zones les plus anthropisées (villes ou grande culture). Interdites au public, gérées de manière extensive, abritant des milieux variés voire très particuliers (le ballast), ces zones constituent un habitat pour la biodiversité ordinaire et un refuge pour des espèces protégées :

- Le ballast (bien que traité systématiquement) constitue, à l’instar des pierriers, un milieu particulièrement favorable aux reptiles. SNCF Réseau reçoit d’ailleurs des plaintes pour présence de serpents, au demeurant tous en déclin et protégés ;

- Les dépendances vertes sont colonisées par une végétation spontanée (et parfois invasive) : l’objectif d’y maintenir une végétation majoritairement prairiale ou dite de mosaïque (prairies et arbustes) répond à la perte massive de ce type d’habitat sur le territoire. Un projet de classement de la LGV Sud-Est en espace écologique est en cours d’instruction.

6. Est-ce que vous traversez des parcs nationaux ou des endroits importants pour la biodiversité ?

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, les évolutions réglementaires visant à protéger la biodiversité ont conduit à l’introduction de nombreuses zones réglementées et unités écologiques remarquables que le réseau ferré traverse.

Actuellement, près d’un tiers du réseau ferré, soit près de 12 000 km, se trouve dans une zone dédiée à l’inventaire ou à la protection de la biodiversité, et 207 km se situent dans des Parcs Nationaux dont 5 km en zone cœur.

SNCF Réseau dispose d’une application interne (SIG dédié à la maîtrise de la végétation) sur laquelle sont géolocalisées toutes les zones sur lesquelles des précautions doivent être prises au regard d’enjeux locaux de protection de la biodiversité. Ces données sont issues de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) réalisé par le Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN).

7. Qu’est-ce qu’une espèce invasive ?

Synonyme d’« espèce exotique envahissante », ce terme s’applique aux animaux comme aux végétaux. Selon la définition adoptée par la Convention sur la diversité biologique, une espèce invasive est une espèce dont « l'introduction et/ou la propagation menace la diversité biologique ». Toutes les espèces introduites par l’Homme sur un territoire ne sont pas pour autant invasives. Pour qu’une espèce soit considérée comme invasive, il faut que, par sa présence et son développement dans un nouveau milieu, elle impacte significativement des populations locales et déséquilibre les écosystèmes. C’est par exemple le cas des perruches à collier qui investissent les arbres à cavités en ville et impactent significativement les populations de petits nicheurs des villes.

SNCF Réseau est particulièrement concernée par la lutte contre les robiniers faux-acacias, l’ailante, l’ambroisie et la renouée du Japon.

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